Tous nos jours parfaits – Jennifer Niven

Chronique #9 
 
 
Titre: Tous nos jours parfaits
 Auteur: Jennifer Niven
Pages: 377
Edition: Edition Gallimard
 
 
Résumé:
<< Quand Violet et Finch se rencontrent, ils sont au bord du vide, en haut du clocher du lycée, décidés à en finir avec la vie. Finch est la “bête curieuse” de l’école. Il oscille entre les périodes d’accablement, dominées par des idées morbides et les phases “d’éveil” où il déborde d’énergie. De son côté, Violet avait tout pour elle. Mais neuf mois plus tôt, sa soeur adorée est morte dans un accident de voiture. La survivante a perdu pied, s’est isolée et s’est laissée submerger par la culpabilité. Pour Violet et Finch, c’est le début d’une histoire d’amour bouleversante: l’histoire d’une fille qui réapprend à vivre avec un garçon qui veut mourir. >>
 
 
Il s’agit donc de l’histoire de Violet Markey et de Théodore Finch.
L’une est populaire, et a un don pour l’écriture, l’autre est un
penseur incompris, que l’on traite de « fêlé ».

Vous l’aurez compris, ils vont finir par se rencontrer, et là
l’histoire va réellement commencer. Comment vont-ils se rencontrer ?
Facile. Finch (comme il est appelé tout au long du livre) est penché
sur le toit du clocher de son lycée, en se demandant ce que ça fait si
il se laissait tomber. C’est là qu’il voit Violet, elle aussi sur le
toit, terrifiée. Il va tout faire pour la détendre, en essayant de la
faire penser à autre chose. S’en suit le « sauvetage ». Il l’aidera à
passer de l’autre côté de la rambarde, ce qui va alors entraîner un
quiproquo sans nom. Tout le monde va penser que c’est le contraire qui
est arrivé. Tout le monde va donc croire que c’est Violet, « la
fille populaire » qui a sauvée le « félé » d’une mort certaine. Il
n’est pas populaire, mais par contre tout le monde semble le connaître
car cela a l’air d’être une habitude chez lui…

Ce livre avait tout pour me donner envie de le lire, avec juste cette
phrase ça, dans le synopsis Livraddict : Une fille qui apprend à vivre
avec un garçon qui veut mourir.

C’est ce genre d’histoire qui me plait énormément. De plus la
couverture du livre est magnifique. Elle fait un clin d’œil à
l’histoire, puisque Finch, pour se rappeler de ses pensées, les note
sur des post-it qu’il affiche sur le mur de sa chambre.

Pour tout dire, rien que la premiere phrase du roman m’a émue, en fait,
à la fin de la lecture de la première page, j’ai eu envie de pleurer,
tellement c’est une belle philosophie que Finch a. Mais aussi, on voit
toute la dimension psychologique du livre, concernant Finch. Donc, la
phrase qui m’a émue : « Est-ce un bon jour pour mourir. »

Niveau format du livre, c’est le genre de style que j’aime
particulièrement quand il y a deux ou plusieurs personnages. Un
chapitre dans la peau de Finch puis un dans la peau de Violet etc…
Avec un petit titre en dessous. Pour Finch, les titres concernent ses «
Jours d’éveils », ceux quand ils ne sombre pas dans le sommeil et
qu’il a les « idées claires ». Alors que pour Violet, il s’agit des
jours avant l’examen, ce qui doit se traduire par la remise de son
diplôme puisqu’ils sont en dernière année de lycée, une sorte de
libération pour Violet. Enfin, c’est ce qu’elle pensait avant. Avant
qu’Eleonore, sa sœur, ne décède. Avant elle avait des projets, voulant
partir dans le monde entier, faire des études d’écriture. Mais depuis
l’accident de voiture, dans laquelle Violet se trouvait avec Eleonore,
elle n’arrive plus à écrire, ne sais plus ce qu’elle veut pour son
avenir.

Finch est intrigué par cette fille, qui lui a sourit, un vrai sourire,
comme il dit. Il va donc tout faire pour la connaître. Et donc, un peu
lui forcer la main pour un devoir de géographie, donc la note comptera
énormément pour la note finale de l’année, sur les « trésors » de
l’Indiana.

Ils vont donc faire des balades pour les découvrir. Le thème est enfin
donné ! Et l’histoire va pourvoir réellement commencer.

Bien sûr, on imagine bien la suite, une petite histoire d’amour entre
eux. Une belle, si l’on peut dire mais certaines circonstances vont
faire que ça va devenir plus compliqué pour eux.

Finch va l’emmener dans des lieux, vraiment banals en fait, mais
c’est grace à son caractère, son humour et sa vision des choses, qu’il
va rendre ses endroits magiques pour Violet, ce qui va beaucoup
l’aider.

Le personnage de Finch est mon préféré dans l’histoire car même s’il
a ce problème de suicide, il a une vision des choses particulière, une
certaine sensibilité à ce qui se passe autour de lui qui en fait un
personnage fasciné. Pour tout dire, si Finch existait vraiment,
j’aimerai beaucoup sortir avec lui, il me ferait fondre sur place.

Finalement on arrive très vite à la fin. Une fin qui ne m’a pas déçue
en soi, bien qu’elle soit violente. Elle m’a surtout étonnée. Je ne
vous dirait bien sûr, pas ce que c’est. Je ne m’y attendait pas du
tout, et quand j’ai compris ce qui allait suivre au fil des pages,
j’ai pleuré, et je gémissais dans ma chambre des « Non, pas ça… » Car
c’était tellement magique et là tout se craquelle sous nos pieds, sous
les pieds de Violet. Alors qu’en fait, même si cette partie-là est
triste, la véritable fin est tout aussi magique. Finch va vouloir
aider Violet à faire le deuil de sa sœur et à Vivre, ou plutôt
ReVivre, jusqu’au bout du roman. Ce qui est en soi, merveilleusement
émouvant.

Voici mes deux passages favoris ;

Page 82, lignes 14 à 24 : « Je suis encore devant l’écran une heure
plus tard, mais pas elle. Elle s’est volatilisée d’un coup, énervée ou
effrayée. Je compose donc chanson sur chanson. En général, ce sont des
“chansons qui vont changer le monde” tellement elles sont profondes et
émouvantes. Mais ce soir, je me répète que je n’ai rien en commun avec
cette Violet, et que j’en meurs d’envie n’y change rien. Je me demande
si cet échange de citations était aussi torride que je l’ai cru, ou si
c’était juste mon imagination. Je me suis emballé pour une fille que
je connais à peine parce que c’est la première personne que je
rencontre qui semble parler la même langue que moi. Ou quelques mots
tout du moins. »

Et les dernières lignes de la page 85 : « Si tout disparaissait et que
ne demeurât que lui, je pourrais continuer à exister, mais si tout le
reste demeurait et qu’il disparaissait, l’univers deviendrait à mes
yeux un parfait inconnu. » (Cette citation-ci me tient
particulièrement à cœur.)

C’est pour cela que ce livre est un de mes coups de cœur. Bien sûr, à

 
 
cause de la fin, il ne peut pas plaire à tout le monde.
 

 

 

 

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