Sword Art Online T1 : Aincard (version roman)


Chronique #3

Sword Art Online : Aincrad
Reki Kawahara

Résumé:
Un “game over” entraînera une mort réelle.
Kirito a accepté cette certitude depuis qu’il a décidé de combattre en
« solo » à l’intérieur de l’Aincrad, cette gigantesque forteresse
volante qui sert d’univers au redoutable jeu en ligne connu sous le
nom de Sword Art Online.
Comme lui, des milliers de joueurs connectés, pris au piège dans ce
monde virtuel où le moindre faux pas peut être fatal, luttent pour
regagner leur liberté. Kirito veut conquérir seul les cent étages qui
le mèneront au combat final, mais c’est sans compter sur l’obstination
d’Asuna, une habile épéiste avec qui il va devoir s’allier.
Démarre alors une course effrénée pour survivre dans un monde où l’art
de l’épée fait loi.

Nouvelle chronique, cette fois consacrée, comme promis plus bas, à un roman.

Non, sans rire ? T’es sûre ? Parce que pour moi, Sword Art Online, ou
SAO, est avant tout une série, puis ensuite un manga… J’ai jamais,
alors la jamais, entendu parler d’un manga adapté en roman.

Oui, certes, c’est quelque chose de nouveau, que les éditions Ofelbe
ont décidé de sortir à partir de 2015 avec plusieurs mangas
adaptés en romans, comme Spice and Wolf et Log Horizon.


Pour ma part, comme je n’avais pas beaucoup internet et n’allais pas
non plus tout les jours dans les librairies… Je ne savais même pas que
ce concept – qui j’avoue, m’attire énormément – avait vu le jour.

Ce n’est qu’en arrivant à la Fnac, un jour en semaine, comme un autre
avec mon ami Electron, que je passais devant le coin mangas. Et là,
qu’est-ce que j’ai vu ? La couverture du tome 1, avec le tome 2 ainsi
que le 3. Je me suis alors approchée, frétillant comme un poisson hors
de l’eau, parce que, soit dit en passant, SAO et No Game No Life, sont
« un peu » mes animes préférés. Je me questionnais sur ce qu’était ces
tomes assez gros que je contemplais. C’est alors que je me décidai à en
prendre un. Pour voir.

Je pensais à la base que c’était un remake du manga, avec plusieurs
tomes en un. Mais non. Quand j’ouvris ce livre… Une envie dévorante de
lire dans la seconde me prit !

C’était l’occasion d’en savoir plus sur les pensées des personnages.
Justement, un roman sert à cela. Un nombre de pages non limité, pour
pouvoir exprimer d’incroyables sentiments, travaillant les personnages
à la perfection.

Ce fut finalement fatal pour moi, je l’ai pris.

Mais le calvaire ne s’arrête pas la. J’ai dû attendre pour lire ce livre.

ATTENDRE.

Vous m’entendez ?!!!

Oui… Oui… On t’entend…

Parce que j’avais déjà un livre en cours, que je finis rapidement pour
commencer ce trésor qui me narguait jour après jour.

Bon, tout d’abord, que dire…

Bien ça, t’a pas préparé ta chronique à l’avance…

Déjà, la couverture… Génialement belle. Je la trouve d’ailleurs bien
plus belle que la couverture du manga. (Un comparatif juste en
dessous)

 
 
 
 

Ensuite, les personnages ?

Eh bien, il s’agit toujours en grande partie des mêmes, c’est
Kirito, le joueur solo, qui est narrateur de l’histoire. Il s’agira aussi
quelquefois d’Asuna, la sous-chef de la guilde KoB (Knight of
Blood). Ainsi que certains autres personnages rencontrés dans le jeu,
dans les autres parties du livre.

Petite chose que j’ai trouvée assez spéciale dans ce roman, c’est que
les parties du bouquin ne se suivent pas chronologiquement par rapport
aux épisodes de l’anime.

Tout d’abord il y a la quête de Kirito et Asuna pour finir le jeu.

La partie deux commence alors après cela. Mais cette partie n’est en
fait qu’un recueil des rencontres marquantes de Kirito.

En premier, on nous raconte le sauvetage in extremis de la petite et
adorable Silica par Kirito, et son aide pour ressusciter Pina, le
familier de la jeune joueuse.

Ensuite, c’est simple, la rencontre avec Lizbeth, une marchante
d’armes réputée, et de sa quête en compagnie de Kirito pour lui
fabriquer une nouvelle arme (en plus y’a un dragon dans l’histoire !)

Troisième souvenir, la petite Yui, amnésique, trouvée dans la forêt
près de la maison de Kirito et Asuna.

Maintenant, le plus triste selon moi, pour la fin de ce roman. Ce
souvenir en compte deux. Mais ces deux sont centrés sur Sachi, de la
guilde des Chats noirs de la Pleine Lune. La première et si on peut
dire, la dernière guilde que Kirito intègrera de son plein gré. Ce
souvenir raconte sa rencontre. Puis ce qu’il s’est passé.
L’entraînement dans un souterrain connu, l’entrée dans une salle non
répertoriée sur la carte. L’entêtement de la guilde et un Kirito pas
très sûr de lui. Puis le drame. Le Game Over pour toute la guilde
(sauf Kirito, étant d’un niveau bien plus haut et leur ayant caché,
et le chef de la guilde, Keita, étant parti sur un autre palier
acheter le futur QG de sa guilde). Et enfin, à son retour, seul, du
suicide de Keita après l’explication de Kirito. Après ce flashback
nous retrouvons Kirito toujours aussi culpabilisé, qui s’entraîne pour
monter de niveau. Et qui va finalement s’intéresser à une quête dont
le loot, (la récompense) est un objet permettant, dit-on, de ressusciter
un joueur. Sur le « papier », cette hypothèse est impossible. Mais
Kirito veut tout tenter, si cela permet de ramener Sachi alors qu’il
lui avait fait la promesse qu’elle ne mourrait pas.

Finalement, Kirito va être bien déçu en cette veille de Noël, mais
surprise, il va découvrir un message de Sachi, qui m’a littéralement
fait fondre en larmes, autant dans le roman que dans l’anime.

Un autre petit bémol pour la route ?

Pas très gênant celui la, mais quand même. Il y a de gros trous
dans la chronologie. En gros, au début du bouquin, petit flashback de
comment les joueurs se sont retrouvés prisonniers dans le jeu, puis
PAF, on passe à 2 ans après… Pas que ça me dérange beaucoup, mais
étant un roman, j’aurais aimée plus de détails, sur ce qu’il s’est
passé pendant les deux ans…




On passe aux + du livre maintenant ?

J’en ai trouvée trois.

Le premier, le passage sur format roman montre un peu plus l’étendue
du caractère de Kirito (surtout) et d’Asuna (un peu moins).

On voit et comprend bien plus la détresse et la culpabilité de
l’épéiste noir. Mais aussi son angoisse, autant de voir mourir des
gens que de se sociabiliser. État dans le monde réel peu sociable, et
vu l’expérience avec sa première guilde, Kirito est très tourmenté,
surtout qu’en plus, il va découvrir l’amour, un amour fort, qu’il aura
peur de perdre plus que sa propre vie. Alors que dans la série, on
remarque ses sentiments au début, puis après, on y fait plus trop
attention, car on verra plus en lui au fil des épisodes une envie de
vaincre, et de protection. Idem pour Asuna, même si c’est moins
marqué, on se rend compte de ses problèmes familiaux et de son état
d’esprit.

Deuxième plus du bouquin, les illustrations. Même si c’est un roman,
comme il est basé sur un manga, ça met un parallèle que j’aime bien.

Troisième plus. Le lexique à la fin. Car OUI, on peut adorer SAO, et
ne pas jouer soi-même à des MMO et donc ne rien comprendre à ce
vocabulaire spécifique.

En attendant, je VEUX avoir ce tome 2 et le 3 !

Par contre, un truc que j’espère vraiment, c’est qu’ils fassent l’arc
Mother Rosario en livre. Car cet arc est à la fois beau, et triste.
J’aimerais beaucoup voir ce que cela peut donner en roman.

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