Le temps des miracles – Anne-Laure Bondoux

Chronique #69


Titre : Le temps des miracles
Auteure : Anne-Laure Bondoux
Éditions : Bayard
Collection : Millézime
Genre : Jeunesse
ISBN : 978-2-7470-2645-1
Pages : 254

Résumé :
« Lorsque les douaniers m’ont trouvé, tapi au fond d’un camion à la frontière française, j’avais douze ans et j’étais seul. Je n’arrêtais pas de répéter ‘jemapèlblèzfortunéjesuicitoyendelarépubliquedefrancecélapurvérité’.
Je ne savais pas que mon passeport était trafiqué, et en dehors de ces quelques mots, je ne parlais que le russe. Je ne pouvais pas expliquer comment j’étais venu du Caucase jusqu’ici, dans le pays des droits de l’homme et de Charles Baudelaire. Surtout, j’avais perdu Gloria. Gloria Bohème, qui s’était occupée de moi depuis que ma mère avait disparu. Avec elle, j’avais vécu libre, malgré la guerre, malgré les frontières, malgré la misère et la peur. Elle me manquait terriblement, mais j’ai toujours gardé l’espoir de retrouver cette femme au coeur immense, qui avait le don d’enchanter ma vie »

Premier livre d’Anne-Laure Bondoux que je lis, je l’ai découvert comme souvent dans un book haul d’une booktubeuse. Finalement, je n’ai jamais eu l’occasion de le sortir de ma PAL, sauf il y a environ un mois. Je regardais une vidéo de Margaud Liseuse qui disait qu’elle pouvait faire des lectures communes avec ces abonnés. Du coup, comme grosse groopy que je suis (hihi), j’ai parcouru son profil Livraddict pour voir si on avait un livre en commun dans notre PAL. Il se trouve que l’on en avait quatre. Mais certains ne me faisait pas envie tout de suite, du coup, je lui ait proposé des titres et elle choisit Le temps des miracles. Que nous avons lu début Février à la toute fin du Cold Winter Challenge.

Déjà, au niveau de la couverture… Celle-ci est jolie et touchante. Avec des lanternes colorées aux couleurs chaleureuses. Avec comme couleurs dominantes d’arrière-plan le marron chocolat et le bleu clair. Deux nuances qui vont bien ensemble. Et un petit garçon, (à mon sens) qui dérive sur un bidon en métal. Qui doit représenter la quête du petit Koumaïl.

Nous suivons donc Koumaïl dit aussi Blaise Fortune, qui arpente le Caucase avec Gloria (dit Gloria Bohême). L’histoire commence alors que le petit Koumaïl à sept ans. Il explique qu’il loge dans un immeuble avec d’autres personnes réfugiées. Il semble que Gloria souhaite fuir du Caucase, pour ramener Blaise en France, là où il est né.
Gloria l’ayant trouvé après un accident de train près du verger de son père. La mère de Blaise n’ayant pas survécu.

Le roman compte le périple de ces deux personnages attachants et complémentaires. Il y a donc plusieurs endroits différents d’abordés, mais on ne sait jamais exactement ou. De nombreuses personnes sont abordées aussi, relatant les rencontres diverses que les deux voyageurs ont pu faire.

Ce qui est adorable dans ce roman jeunesse est que tout ceci est raconté à travers des yeux d’enfants qui ne saisissent pas toute l’importance de la quête de Gloria, qui ne comprend pas certaines choses puisque les adultes lui sont encore inaccessibles. Les détails sont vraiment bien expliqués.

Il y en a peu, mais j’avais vraiment l’impression que c’était un enfant que me racontait l’histoire. Les enfants apportent toujours plus d’importance à certains détails que les adultes oublieront. C’est comme si l’auteure avait écrit une histoire qu’un enfant aurait pu lui raconter.

Ce qui est aussi très marquant c’est que le roman aborde un sujet assez dur, la fuite d’un pays en guerre. De ce fait, Koumaïl est exposé à la faim, la pauvreté, le froid, la peur et la violence. Le roman n’est pas crû mais certains passages arrivent à faire ressentir l’état d’esprit et l’ambiance lourde de sens.

Le roman comme beaucoup de jeunesse me concernant, va très vite, à mon goût. Mais il est bien dosé. Rien n’est oublié, n’allant pas trop vite non plus, on arrive à s’immerger dedans.

Je ne m’attendais tellement pas à la fin. Bien que c’était assez logique en y repensant. Mais c’est un rebondissement bien trouvé. Mignon, touchant à la fois. On arrive à voir que Koumaïl grandit au long du roman, pour à la fin devenir adulte et enfin comprendre ce monde dont il n’avait pas encore accès jusqu’à présent.

Je lui donne un 13/20.

Voici mon passage favori p.39 :
« À bientôt huit ans, je sais à peine écrire mon nom, mais je peux réciter, de 1 à 10, l’échelle de dureté des minéraux sans me tromper : talc, gypse, calcite, fluorite, apatite, feldspath, quartz, topaze, corindon, diamant. »

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