Le faire ou mourir – Claire-Lise Marguier

Chronique #5 
 

 

 

 

 
Titre: Le faire ou mourir
Auteur: Claire-Lise Marguier
Pages: 103
Edition: Editions du Rouergue (doAdo)
 
 
  Résumé: 
Vus de l’extérieur, il faisaient plutôt peur, ceux de la bande à Samy, avec leurs coupes de cheveux étranges, leurs vêtements noirs, leurs piercings… Mais le jour où les skateurs s’en sont pris au nouveau du collège, Dam, avec son physique de frite molle, c’est Samy qui s’est interposé et lui a sauvé la mise. Et c’est comme ça qu’ils se sont rencontrés, et que l’histoire a commencé. Samy a essuyé le sang qui coulait de la tempe de Dam, avec sa manche noire. C’était la première fois que quelqu’un le touchait avec autant de douceur…
 
  Salut tout le monde ! Aujourd’hui on se retrouve pour une nouvelle chronique !

Encore ?
Oui encore… C’est “un peu” un blog de chroniques littéraires, tu vois…
Ah oui…

Donc, cette fois je vais vous parler de « Le faire ou mourir ».
Ca n’a pas l’air très gai ton machin, là… Vu le titre.

Certes, mais bien que ce roman ne soit pas très long, il est vraiment
bien. C’est d’ailleurs un nouveau coup de cœur !

Ah ? Alors décris, vas-y, je veux savoir, moi, du coup.

Il s’agit de littérature pour ados. Mais pas de la littérature
habituelle, si j’ose dire. Ce roman parle de problèmes qui touchent
beaucoup de jeunes aujourd’hui.

Le premier, l’auto-destruction. Le fait de se scarifier. Et non, pas
le fait de vouloir mourir, même si cela s’en rapproche, ce n’est pas
de ça que parle le livre.
Et le second problème, la découverte de son orientation sexuelle,
étant pour le coup, l’homosexualité.

Pour moi qui suis concernée par l’un de ces problèmes (toujours, je
veux dire, hein), c’est le premier roman de fiction que je lis qui
parle de ce genre de chose, et pourtant, j’en ai cherché, croyez-moi.

Enfin bref.

Il s’agit donc de l’histoire de Dam (Damien), garçon qui n’arrête pas
de se faire malmener par une bande de skateurs. Samy (Samuel), un
gothique, va le « sauver », si l’on peut dire, de ses agresseurs. C’est
comme ça que l’histoire débute.

Comme vous l’imaginez, il va finir par traîner avec eux, et par la
suite, adopter le même look qu’eux. Et là, ça va être une sorte de
déclencheur chez lui, d’être entré dans cette bande.

Pourquoi ?

La famille de Damien n’est pas non plus très appréciable si l’on peut
dire. Sa sœur le critique en essayant de l’analyser sans l’écouter ni
le connaître, car cette demoiselle fait psycho. Son père le rabaisse
sans cesse, parce qu’il a peur de tout, qu’il est maigre ; et sa mère
ne le regarde même pas.

Alors quand il va entrer dans cette bande… La chaleur qu’il va
ressentir, alors qu’il ne s’agit de que simples amis, est incroyable.
Il n’avait jamais ressenti cela avant, pour dire… Il va finir par ce
dire que ce sont eux, sa famille, qui le soutiennent, le calînent, lui
sourient, plutôt que ces « étrangers » qui l’attendent à la maison le
soir.

Mais tout va finir par aller de mal en pis.

Bah pourquoi ? Allez ! Raconte !
Il va dire à sa famille qu’il est homosexuel alors que ce n’est pas
vrai, enfin, qu’il n’en sait rien encore. Son père va éclater, et le
priver de tout, portable, sorties… Il va même l’escorter au
collège et jeter toutes ses affaires, même celles auxquelles il
tenait vraiment. C’est vers là que Damien se rend compte qu’il
apprécie « beaucoup » Samy, et qu’il croit qu’il l’aime… S’en suit le
premier baiser…

Et ensuite ?
Ensuite, on arrive vers la fin du roman, la partie la plus poignante…

Poignante ? Comment ça ?
J’écoutais de la musique un peu ‘triste’ en lisant ce roman, « Don’t
forget to breath » de Alexi Murdoch ; et en lisant cette partie, j’ai
fondu en larmes. On a l’impression d’y être, d’être proche de Damien,
de comprendre ce qu’il ressent, d’être passé presque par là nous
aussi…

Mais il se passe quoi dans cette partie ?
Je ne vais pas vous dire tout en détail, mais, en gros, Damien
explose, après que son père l’ait surpris avec Samy dans sa chambre, à
presque passer à l’acte amoureux.
C’est un second déclic pour Damien, qui va perdre totalement pied avec
la réalité, et n’arrivera plus à rien contrôler…

Le roman fini là ?
Non, malheureusement, comme heureusement.

Hein ? Comment ça ?
Il y a deux fins…

DEUX FINS ?!!!
Oui, il y a celle où Damien bascule totalement dans ce gouffre sans
fond. Et une autre, où rien ne se passe, et où tout s’arrange.

Mais alors tu as pleuré pour rien ?
Oui et non.

En fait, à la base, je n’aime pas quand il y a deux fins, mais là,
j’aime pas mal, car ça montre à quel point ce genre de problèmes est
important, que ce n’est pas à prendre à la légère et que si l’on sait
écouter, tout s’arrangera plus facilement voire même plus vite.

Tu as des choses négatives à dire sur le livre ?
Hmmm… Une chose, mais c’est juste que je n’accroche pas au style
d’écriture, je me suis un peu perdue au début. L’auteure écrit de
cette façon :
« Samy j’ai dit. OU J’ai dit non ça va bien. »
Entre le « j’ai dit » et la phrase prononcée, j’aurai aimé avoir une
ponctuation, comme deux points ou une virgule, car souvent je pensais
que ce n’était pas les paroles dites, mais les pensées de Damien.

Donc, en conclusion, un petit bouquin, mais un très gros coup de cœur.
Je recommande vivement ! D’ailleurs, mon passage favori est justement
la première fin, là où tout bascule.

 
 

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