La vague – Todd Strasser

Chronique #68

Titre : La vague
Auteur : Todd Strasser
Éditions : Pocket
Genre : Contemporain
ISBN : 978-2-266-18569-1
Pages : 153

Résumé :
« Pour faire comprendre les mécanismes du nazisme à ses élèves, Ben Ross, professeur d’Histoire, crée un mouvement expérimental au slogan fort : « La Force par la Discipline, la Force par la Communauté, la Force par l’Action. » En l’espace de quelques jours, l’atmosphère du paisible lycée californien se transforme en microcosme totalitaire : avec une docilité effrayante, les élèves abandonnent leur libre arbitre pour répondre aux ordres de leur nouveau leader. Quel choc pourra être assez violent pour réveiller leurs consciences et mettre fin à la démonstration ? »

J’ai acheté ce petit roman d’à peine 150 pages il y a un an. Car une de mes amies était entrain de le lire et que j’ai totalement adoré le film. Malheureusement, jamais eut le geste de le lire. Je l’ai sorti de ma PAL car il restait quatre jours avant Février et donc avant ma lecture commune. Je voulais simplement lire un truc pas trop long pour après le mettre en pause. Je l’ai donc lu en deux jours.

Je n’ai bien sur pas été déçu. Pour ceux qui ont vu le film, le livre s’en rapproche pas mal. Sauf que le livre retrace la véritable histoire qui a eu lieu en 1969, non en Allemagne, mais en Californie.
Le film se passe en Allemagne sans doute pour sensibiliser et intéresser bien plus le grand public.

Que dire sur un si petit livre ?

Franchement j’avoue que je n’en sais rien. À part qu’il est très réaliste. On sent petit à petit que la pression monte sur les épaules du professeur, qu’il ne contrôle plus vraiment cette expérience, même si c’était partie d’un bon sentiment. Mais lui aussi ne fait pas attention et se laisse prendre au jeu. Malheureusement, ce n’est pas une bonne chose.

Sinon, la fin du livre m’a énormément peiné. Je ne m’attendais pas à une fin aussi plate. Sans doute à cause de la fin choquante du film. Mais vraiment. La fin du livre est très, voir trop plate. Mais d’un côté, je me dis que si le roman retrace la véritable expérience de 1969, c’est déjà super que l’histoire se finisse aussi bien.

Franchement, très bon livre, que d’après moi tout lycéens doit lire pour mieux comprendre notre Histoire, et que même si on est informé, il n’est pas toujours aisé de résister. Dans un moment de faiblesse, où guider par quelqu’un en qui on fait confiance, tout peut arriver.
D’ailleurs, ce roman est devenu un manuel obligatoire en Allemagne.

Cela me rappelle aussi une autre expérience qui a mal tourné. Celle de Stanford. Ou un enseignant a fait une expérience avec des étudiants, où les uns étaient des prisonniers et d’autres des gardiens. Cela à donner aussi un film, appeler « The Experiment ». Que j’ai aussi beaucoup apprécié.

Je donne à ce livre la note de 19/20, oui. Ce n’est pas un coup de coeur, mais un coup de poignard. Avoir la confirmation que cela puisse recommencer… Ça n’a pas de prix.

Voici mon passage favori p.116 :
« Un jour, un ami lui avait fait remarquer que, si le taux de suicides était le plus élevé chez les médecins, le taux de migraineux devait battre des records dans le corps enseignant. »

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