La glace et le sel – José Luis Zárate

Chronique #48

Titre : La glace et le sel
Auteur : José Luis Zárate
Éditions : Actes Sud
Collection : Exofictions
Genre : Fantastique
ISBN : 978-2-330-07683-2
Pages : 168

Résumé :
« Le Déméter entre dans le port de Whitby en pleine tempête. À bord du navire sans équipage, le capitaine gît, sans vie, attaché au gouvernail tandis que, dans la cale, dorment de mystérieuses caisses pleines de terre. C’est ainsi que Dracula, dans le roman de Bram Stoker, arrive à Londres. À partir de quelques lignes retrouvées dans la poche du capitaine, José Luis Zárate reconstruit la tragédie de la traversée. La brûlure du soleil, la morsure du sel, la promiscuité exacerbent les sensations. Le capitaine, rongé de désir, rêve de goûter à la peau et au corps de ses hommes. Le vampire boit leur sang, mais le désir est une soif que rien n’étanche. Du pont à la cale, des appétits refoulés à la jouissance sans entraves, José Luis Zárate revisite brillamment la figure du vampire, cette insatiable machine désirante. »

Premièrement, je tiens à remercier Léo Noël, de la librairie La Zone du Dehors pour m’avoir conseillé ce livre. C’était une lecture bien différente de ce que je dévore habituellement. Donc, cela raconte, comme dit plus haut, ce qui s’est passé sur le Déméter avant son arrivée à Londres.

Alors oui, le livre est exceptionnellement bien écrit, tellement bien que j’avais l’impression de lire un poème pendant tout le long, ce qui est agréable et qui change un peu au niveau du concept même du roman.
Celui-ci est constitué de trois parties :
– À bord du Déméter, de Varna à Whitby
– Carnet de bord du Déméter, du 16 Juillet au 3 Août
– Des voix de poussière, peut-être du 4 au 6 Août

Ce qui est intéressant est que dans la première partie, le capitaine qui est le narrateur parle comme dans un roman basique, puis dans la seconde partie, le format carnet de bord prend le dessus avec les dates et dans la troisième, le format narratif habituel se remet en place.

Je n’ai pas réellement apprécié ce roman, principalement au niveau de l’histoire. Alors oui, le fait que ça soit en rapport avec Dracula m’a emballée, même un peu trop, du coup, à la fin, j’étais réellement déçu. En gros, le résumé de la quatrième de couverture résume le livre en grande partie.

La chose que je n’ai pas vraiment appréciée est que le capitaine, au début de l’histoire, bien qu’il parle de son navire, et de ce qui se passe autour, parle principalement de son attirance pour son équipage. Okay, si tu aimes les hommes, libre à toi. J’imaginais bien, à cause de ce discours permanent que le capitaine serait sans doute changer en vampire pour « goûter » d’une autre façon ses hommes. Malheureusement non. C’est bien dommage que quelque chose dans ce genre ne se soit pas passé car cela aurait donné un rythme à l’histoire.

Pour moi, l’histoire réellement dans le roman se passe en une quarantaine de pages seulement, vers la fin, c’est ça qui m’a déplu. Le rythme est trop rapide, sans trop de détail.
Néanmoins j’ai un passage favori, p.16 :
« Les aurores boréales flamboient même si personne ne les regarde. »
(Bizarrement, ce passage me rappelle le dessin animé Balto…)

Du coup, même si j’ai trouvée le livre très long pour le peu de page, il était agréable à lire dans la forme. Pour cela je lui donne un 13/20.

 

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