Demain j’étais folle – Arnhild Lauveng

Chronique #75

Titre : Demain j’étais folle, un voyage en schizophrénie
Auteure : Arnhild Lauveng
Éditions : Autrement
Genre : Autobiographie
ISBN : 978-2-7467-4200-0
Pages : 268
Ma note : 16/20

Résumé :
« Les ombres s’épaississent, le trottoir est devenu trop haut, le Capitaine hurle de ne plus manger, de ne plus dormir et de s’infliger des coups… il faudrait fuir, mais le couloir derrière la porte est jonché de crocodiles. Arnhild a quinze ans, et chaque jour est une torture. Avec la plus grande sobriété, elle raconte les premiers signes de la maladie, la terreur, les parents et les amis qui s’affolent, l’hospitalisation et la lente rémission. »

Que dire, que dire…
Cette autobiographie m’a pas mal perturbé.

J’ai emprunté ce livre à la bibliothèque de mon université grâce une de mes amies (Major, si tu te reconnais!). Elle était entrain de le relire. En effet, elle l’avait lu pendant ses études de psychologie. Et m’avait dit que c’était un livre qu’il fallait absolument lire en psycho’ et que si la BU (Bibliothèque universitaire) ne l’avait pas dans ces rayons, bah c’était une mauvaise BU ! Héhé.
J’ai choisi de le lire, car comme vous le savez, les témoignages de personnes ayant des maladies mentales comme la schizophrénie m’intéresse énormément par rapport à ma propre vie.

Déjà, première chose à savoir, c’est que l’auteure, Arnhild Lauveng est norvégienne. Du coup, les soins en institut psychiatrique dans ce pays ne sont pas sensiblement les mêmes qu’en France. De ce fait, certains dires m’ont parut assez choquants. En particulier le passage avec les forces de police. Car là-bas c’est les policiers qui te transfèrent, et qui viennent te chercher dans un lieu public. Ils lui ont passé les menottes et l’ont amené aux urgences. De là, en attendant que le médecin revienne avec le nom de l’hôpital dans lequel il faudrait la transférer, elle attendait dans une pièce en compagnie des policiers.

Les poignets toujours attachés dans le dos, elle était en état d’angoisse et se balancer d’avant en arrière. Elle avait sur elle une peluche, pour se rassurer, chose que je peux comprendre, même pour une adulte (ce qu’elle était à l’époque de ce témoignage-ci), ayant moi-même un tsum tsum dans mon sac pour mes grosses crises d’angoisse. Les policiers lui disaient qu’elle devrait être sage sinon ils jetteraient sa peluche à la poubelle. Qu’une peluche pour une adulte ce n’était pas « normale ». Ensuite, ils ont réellement jeté la peluche dans la poubelle. Elle essaya de le récupérer alors qu’elle était dans un état de panique extrême, et qu’elle rampé pour aller jusqu’à la poubelle, les policiers l’éloigner de celle-ci avec leurs chaussures ! Non mais vous vous rendez-compte ?

Le comportement de ces forces de l’ordre est affreux ! Après je conçoit que c’est dans un autre pays, une autre culture, mais ces personnes n’avaient aucun respect alors que ce sont eux qui font respecter la loi et qui viennent en aide ! Bien sur, je n’oublie pas que personne n’est pareil et que tous les policiers norvégiens ne sont pas comme cela.

J’ai beaucoup aimé la plume de la psychologue, car oui, après tout son parcours, elle a réussi à se relever et à devenir psychologue. En effet, elle décrit ce qu’elle voit, ce qu’elle vie, avec ses propres mots, pas super compliquer. Elle utilise surtout l’objet de sa palette de peinture, des couleurs qu’elle veut utiliser. D’ailleurs elle termine son livre par ce type de phrase.

C’est une œuvre qui m’a foutu une véritable claque. Elle m’a volé mes nuits, m’a fait faire des cauchemars, m’a rappelé des mauvais souvenirs, m’a rendu très mal mais m’a foutu une claque. Une claque aussi intense que « Le guerrier pacifique » de Dan Millman. Et comme celui-ci je vais devoir me le procurer pour ma bibliothèque. C’est un nouveau livre à ajouter à mes fondamentaux. Bien que ce ne soit pas un coup de coeur.

Mon passage favori p.171 :
« Quand on vous a tout pris, quand il ne vous reste plus rien à perdre, qu’il s’agisse d’honneur, de respect de soi, de santé, de métier, d’amis, d’avenir ou de quoi que ce soit d’autre, vous êtes libre, complètement libre. Et épouvantablement dangereux. Car pratiquement plus rien ne vous retient. La contrainte est parfois nécessaire. »

 

Spread the love
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *